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Son histoire

C’est à Clermont-Ferrand, le 8 janvier 1834, que la première Caisse d’Epargne de la région est fondée. Parmi les fondateurs et administrateurs, on relève le maire de la ville – également banquier -, le curé de la cathédrale, un colonel, un député…

Grâce à la nouvelle institution, ces esprits « bienfaisants » souhaitent contrer les risques nés de l’essor de l’ère industrielle et notamment le paupérisme qu’il engendre. Ils entendent offrir au plus grand nombre les moyens de bien utiliser son argent et de l’émanciper de toute dépendance matérielle. À une époque où il n’existe aucun organisme de dépôts ouvert à tous, ils destinent la nouvelle institution aux travailleurs modestes, comblant ainsi un manque dans le paysage économique français. La création de la Caisse d’Epargne marque l’avènement de la démocratisation financière. Instrument de lutte contre la pauvreté, la Caisse d’Epargne est un moyen de moralisation des « classes populaires » aux yeux de ses administrateurs. Jusque sous la IIIe république, le rôle moral, plutôt que financier, de l’institution est d’ailleurs réaffirmée à plusieurs reprises à Clermont-Ferrand.


La pédagogie de l’argent

Le projet est aussi de nature pédagogique. Pour changer l’homme, il faut l’éduquer. L’éducation à l’épargne, l’alphabétisation monétaire constituent des éléments clefs de leur projet. Pour ce faire, les fondateurs des Caisses d’Epargne créent un instrument financier novateur, ouvert à tous sans exclusive d’âge ni de sexe (il est accessible aux femmes et aux enfants mineurs), très simple d’utilisation et portant intérêt : le livret. L’apprentissage à l’épargne, dispensé dans les écoles au travers de l’épargne scolaire, les actions de formation à l’éducation financière menées aujourd’hui par l’Association Finances & Pédagogie, rendent compte de la pérennité de ce projet initial.


L’ancrage sur les territoires

Les Caisses d’Epargne obtiennent une reconnaissance officielle en 1835 et deviennent « établissement d’utilité publique ». Elles conserveront ce statut sui generis si particulier jusqu’à la loi de 1999 et leur transformation en banques coopératives.

Dans la foulée de cette loi, de très nombreuses Caisses d’Epargne voient le jour en Auvergne et Limousin au cours des années 1835-1837 : à Cusset-Vichy, Moulins, Aurillac, Mauriac, Le Puy, Murat, Saint-Flour, Thiers ou Montluçon pour l’Auvergne ; à Brive, Limoges et Tulle pour le Limousin. Les fondations de Caisses se poursuivent pendant plus de 40 ans sur la région pour atteindre un nombre optimal de 30 établissements en 1881 après la création de la Souterraine. Dans le même temps, ce maillage du territoire est complété par la création de nombreuses succursales. La Caisse d’Epargne invente du même coup la notion de réseau d’agences dans le domaine bancaire. Son succès ne se démentira plus.

Afin de mieux servir leur clientèle, dont le nombre va croissant, les Caisses d’Epargne d’Auvergne et du Limousin embauchent peu à peu du personnel et s’implantent dans des bâtiments plus vastes. Au départ abritées dans des locaux exigus prêtés par les mairies, certaines font l’acquisition d’édifices anciens (Aurillac, Saint Flour), d’autres préfèrent faire construire, au début du XXe siècle, leurs propres hôtels (dont, parmi les plus remarquables, Aubusson, Tulle, Ambert, Moulins ou Thiers …)


Le financement d’œuvres d’intérêt général

Depuis 1837, les fonds du livret sont confiés à la Caisse des dépôts et consignations, qui en assure seule la gestion. Ce faisant, les Caisses d’Epargne deviennent de simples collecteurs de fonds, sans aucune initiative sur l’emploi qu’il en est fait. Elles peuvent néanmoins, à partir de 1895, utiliser une partie de leur fortune personnelle pour financer des œuvres et associations d’intérêt général. C’est ainsi que la majorité des Caisses d’Epargne d’Auvergne et du Limousin consentent dès la fin du XIXe siècle des prêts pour la construction des habitations à bon marché (ancêtre des HLM), comme à Guéret (La Pigue), Limoges (cités de Corgnac et de Vigenal), Aubusson (plateau Saint Jean). Elles financent également, dans l’entre-deux-guerres, la mise en place de jardins ouvriers et la construction de bains-douches dans de nombreuses villes de la région dont Limoges, Issoire, Dun, La Souterraine, etc. Elles consentent enfin des subventions à de très nombreuses associations de proximité qui œuvrent pour le bien-être des populations locales : dons aux bureaux de bienfaisance, aux hospices de nuit, distributions de subsides aux chômeurs de la ville, etc..

En 1950, une loi autorise les Caisses d’Epargne à utiliser une partie de leurs fonds à des prêts aux collectivités locales et organismes de logement sociaux. Les Caisses d’Epargne d’Auvergne et du Limousin participent alors pleinement à la modernisation de leur région, grâce aux financements d’HLM, d’écoles, de maisons de retraite, de bâtiments municipaux, de ponts, ou d’importants travaux de voiries.


La bancarisation des activités

Dans les années 1966-67, sous l’impulsion de la réforme des institutions financières, les Caisses d’Epargne sont invitées à développer de nouveaux produits et à moderniser leurs services, pour faire face à la concurrence. La palette de leurs produits s’enrichit rapidement. Dans le même temps, le nombre de salariés augmente, les ouvertures d’agences se multiplient, l’informatique s’inscrit dans le quotidien des agences, les premiers distributeurs automatiques sont installés au début des années 1980.

En 1983, les Caisses d’Epargne sont consacrées « établissement de crédit » et deviennent une banque de plein exercice. Elles peuvent désormais proposer l’ensemble des services et produits bancaires à leur clientèle et s’ouvrent, en 1987, au marché des professionnels et entreprises.


La naissance d’une grande banque régionale

Pour répondre à la diversification de leurs métiers entraînée par la libéralisation de l’environnement économique et financier et la pression de la concurrence, les Caisses d’Epargne rationalisent leur organisation. Cette rationalisation passe par des fusions successives, afin de créer des entités régionales à l’assise financière plus puissante. Les premiers rapprochements entre établissements de la région Auvergne-Limousin débutent en 1973 par la fusion des Caisses d’Epargne auvergnates de Lapalisse et du Donjon, puis s’accélèrent dans les années 1980. À l’aube de 1990, on ne compte plus que 8 Caisses d’Epargne autonomes. En 1991, suite à une grande reconfiguration nationale, deux grandes Caisses régionales voient le jour : les Caisses d’Epargne du Limousin (11 octobre 1991) et d’Auvergne (30 septembre 1991). En 2003, ces deux entités sont à leur tour regroupées au sein de la Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin.


La transformation en banque coopérative

En 1999, les Caisses d’Epargne adoptent le statut coopératif. Leur capital est alors ouvert aux sociétaires, par souscription de parts sociales. Aujourd'hui, elles ont près de 5 millions de sociétaires. La Caisse d'Epargne d'Auvergne et du Limousin en compte plus de 200 000 réunis au sein de 16 SLE.

Acteur bancaire régional de premier plan sur le marché des particuliers, elle pérennise par ailleurs les liens qu’elle a tissés, depuis l’origine, au plus proche de son territoire, au travers des activités menées auprès des « décideurs en régions », comme au travers des actions d’engagement sociétal qu’elle engage chaque année (microfinance et philanthropie).

 
                

Voir également

Son fonctionnement

La marque Caisse d’Epargne, c’est un réseau de 15 banques régionales indépendantes fédéré par une fédération nationale (la FNCE) et encadré par un organe central (BPCE). Chaque Caisse d’Epargne régionales est dirigée par un directoire sous le contrôle d'un conseil d'orientation et de surveillance (COS).

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Sa dimension coopérative

Proximité, enracinement local : la Caisse d’Epargne d'Auvergne et du Limousin compte parmi les premières banques de sa région. Avec une offre complète en bancassurance, elle accompagne dans leurs projets l’ensemble des acteurs économiques qu’ils soient particuliers, professionnels, entreprises, associations, collectivités locales…

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Ses données clés

Etablissement bancaire régional incontournable, la Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin mobilise 1460 collaborateurs et 147 agences au service des particuliers, des professionnels et de tous les acteurs du développement économique et social de ses deux régions. Banque solidaire et engagée, elle place la responsabilité sociale au cœur de son métier, œuvrant aux côtés des associations locales pour une société plus entreprenante et plus solidaire.

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