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Son histoire



Chatillon sur_SeineC’est en Côte d’Or, à Chatillon sur Seine, que naît la première Caisse d’Epargne de la région, le 27 décembre 1833, suivie de près par celle de Dijon. La première Caisse d’Epargne franc-comtoise ouvre quant à elle ses portes en décembre 1834 sous l’impulsion de maîtres forgerons, soucieux de donner à leurs ouvriers les moyens de faire fructifier leurs économies.

À une époque où il n’existe aucun organisme de dépôts ouvert à tous, ils destinent en effet la nouvelle institution aux travailleurs modestes, comblant ainsi un manque dans le paysage économique français. La création de la Caisse d’Epargne marque ainsi l’avènement de la démocratisation financière.

Les fondateurs souhaitent contrer les risques nés de l’essor de l’ère industrielle et notamment le paupérisme qu’il engendre. Ils entendent, grâce à la Caisse d’Epargne, offrir au plus grand nombre les moyens de bien utiliser son argent et de s’émanciper de toute dépendance matérielle.


La pédagogie de l’argent

Livret epargneLe projet est aussi de nature pédagogique. Pour changer l’homme, il faut l’éduquer. L’éducation à l’épargne et l’alphabétisation monétaire constituent des éléments clefs de leur projet. Pour ce faire, les fondateurs des Caisses d’Epargne créent un instrument financier novateur, ouvert à tous sans exclusive d’âge ni de sexe (il est accessible aux femmes et aux enfants mineurs), très simple d’utilisation et portant intérêt : le livret. L’apprentissage à l’épargne, dispensé dans les écoles au travers de l’épargne scolaire et les actions de formation à l’éducation financière menées aujourd’hui par l’Association Finances & Pédagogie, rendent compte de la pérennité de ce projet initial.


L’ancrage sur les territoires

Les Caisses d’Epargne obtiennent une reconnaissance officielle en 1835 et deviennent «établissements d’utilité publique ». Elles conserveront ce statut sui generis si particulier jusqu’à la loi de 1999 et leur transformation en banques coopératives.

NeversDans la foulée de cette loi, diverses Caisses d’Epargne voient le jour en Bourgogne et en Franche-Comté au cours des années 1830, notamment à Nevers, Sens, Mâcon, Auxerre, Autun, Beaune, Avallon, Montbéliard, Belfort, Vesoul ou Gray. Les fondations de Caisses d’Epargne se poursuivent sur la région jusqu’en 1903, date de l’ouverture de la dernière Caisse bourguignonne à Pierre-de-Bresse, pour finalement atteindre le nombre de 46. Dans le même temps, ce maillage du territoire est complété par la création de nombreuses succursales. La Caisse d’Epargne invente du même coup la notion de réseau d’agences dans le domaine bancaire. Son succès ne se démentira plus.

Afin de mieux servir leur clientèle, dont le nombre va croissant, les Caisses d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté embauchent peu à peu du personnel et s’implantent dans des bâtiments plus vastes. Au départ abritées dans des locaux exigus prêtés par les mairies, les plus importantes d’entre elles font construire, au début du XXe siècle, des hôtels aux façades et frontons ornementés de sculptures et d’allégories (Auxerre, Dijon, Belfort, Sens, Nevers…). Celle de Tonnerre préfère racheter en 1879 pour se loger l’hôtel d’Uzès, construit au XVIe siècle.


Le financement d’œuvres d’intérêt général

Depuis 1837, les fonds du livret sont confiés à la Caisse des dépôts et consignations, qui en assure seule la gestion. Ce faisant, les Caisses d’Epargne deviennent de simples collecteurs de fonds, sans aucune initiative sur l’emploi qu’il en est fait. Elles peuvent néanmoins, à partir de 1895, utiliser une partie de leur fortune personnelle pour financer des œuvres et associations d’intérêt général. C’est ainsi que de nombreuses Caisses consentent dès la fin du XIXe siècle des prêts pour la construction des habitations à bon marché (ancêtres des HLM). Elles financent également, dans l’entre-deux-guerres, la mise en place de jardins ouvriers (comme celui de Montjoux à Besançon) et la construction de bains-douches dans de nombreuses villes de la région dont Besançon, Belfort, Châlons-sur-Saône, Châtillon sur Seine, Sens, etc.. Elles consentent enfin des subventions à de très nombreuses associations de proximité qui œuvrent pour le bien-être des populations locales.

Abribus DijonEn 1950, une loi autorise les Caisses d’Epargne à utiliser une partie de leurs fonds à des prêts aux collectivités locales et organismes de logement social. Les Caisses d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté participent alors pleinement à la modernisation de leur région, grâce aux financements d’HLM (ainsi, un prêt de 63 millions est consenti à l’office HLM de l’Yonne par les Caisses d’Epargne du département en 1959), d’écoles, de maisons de retraite, de bâtiments municipaux, de travaux d’électrification, de voiries ou d’assainissement.


La bancarisation des activités

Dans les années 1966-67, sous l’impulsion de la réforme des institutions financières, les Caisses d’Epargne sont invitées à développer de nouveaux produits et à moderniser leurs services, pour faire face à la concurrence. La palette de leurs produits s’enrichit rapidement. Dans le même temps, le nombre de salariés augmente, les ouvertures d’agences se multiplient, l’informatique s’inscrit dans le quotidien des agences, les premiers distributeurs automatiques sont installés au début des années 1980.

En 1983, les Caisses d’Epargne sont consacrées « établissements de crédit » et deviennent des banques de plein exercice. Elles peuvent désormais proposer l’ensemble des services et produits bancaires à leur clientèle et s’ouvrent, en 1987, au marché des professionnels et entreprises.


La naissance d’une grande banque régionale

BelemPour répondre à la diversification de leurs métiers entraînée par la libéralisation de l’environnement économique et financier et la pression de la concurrence, les Caisses d’Epargne rationalisent leur organisation. Cette rationalisation passe par des fusions successives, afin de créer des entités régionales à l’assise financière plus puissante. Les premiers rapprochements entre établissements de la région Bourgogne Franche-Comté débutent en 1970 et s’accélèrent dans les années 1980. À l’aube de 1990, on compte encore sur le territoire de Bourgogne et de Franche-Comté 18 Caisses d’Epargne autonomes qui se regroupent, en 1991, suite à une grande reconfiguration nationale, en deux grandes Caisses régionales : les Caisses d’Epargne de Bourgogne et de Franche-Comté. En 2006, ces deux entités sont à leur tour regroupées au sein de la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté.


La transformation en banque coopérative

En 1999, les Caisses d’Epargne adoptent le statut coopératif. Leur capital est alors ouvert aux sociétaires, par souscription de parts sociales. Aujourd'hui, elles ont plus de 4 millions de sociétaires.

Acteur bancaire régional de premier plan sur le marché des particuliers, la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté pérennise les liens qu’elle a tissés, depuis l’origine, au plus proche de son territoire, au travers des activités menées auprès des « décideurs en régions », comme au travers des actions d’engagement sociétal qu’elle engage chaque année (microfinance et philanthropie).

 
                

Voir également

Son fonctionnement

La marque Caisse d’Epargne, c’est un réseau de 15 banques régionales indépendantes fédéré par une fédération nationale (la FNCE) et encadré par un organe central (BPCE). Chaque Caisse d’Epargne régionale est dirigée par un directoire sous le contrôle d'un conseil d'orientation et de surveillance (COS).

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Sa dimension coopérative

Proximité, enracinement local : la Caisse d’Epargne compte parmi les premières banques de sa région. Avec une offre complète en bancassurance, elle accompagne dans leurs projets l’ensemble des acteurs économiques qu’ils soient particuliers, professionnels, entreprises, associations, collectivités locales…

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