societaires.caisse-epargne.fr - Son histoire

Son histoire

C’est à Nîmes, le 6 mars 1828, que la première Caisse d’Epargne du Languedoc-Roussillon voit le jour, douzième parmi les Caisses d’Epargne françaises. Elle fonctionne de manière effective à partir de 1833. Parmi les 12 premiers administrateurs, tous des riches négociants, on relève le maire de la ville, qui en est nommé président.

Grâce à la nouvelle institution, ces esprits « bienfaisants » souhaitent contrer les risques nés de l’essor de l’ère industrielle et notamment le paupérisme qu’il engendre. Ils entendent offrir au plus grand nombre les moyens de bien utiliser son argent et de s’émanciper de toute dépendance matérielle. À une époque où il n’existe aucun organisme de dépôts ouvert à tous, ils destinent la nouvelle institution aux travailleurs modestes, comblant ainsi un manque dans le paysage économique français. La création de la Caisse d’Epargne marque l’avènement de la démocratisation financière. Instrument de lutte contre la pauvreté, la Caisse d’Epargne est un moyen de moralisation des « classes populaires » aux yeux de ses administrateurs.

La pédagogie de l’argent

Le projet est aussi de nature pédagogique. Pour changer l’homme, il faut l’éduquer. L’éducation à l’épargne et l’alphabétisation monétaire constituent des éléments clefs de leur projet. Pour ce faire, les fondateurs des Caisses d’Epargne créent un instrument financier novateur, ouvert à tous sans exclusive d’âge ni de sexe (il est accessible aux femmes et aux enfants mineurs), très simple d’utilisation et portant intérêt : le livret. L’apprentissage à l’épargne est dispensé dans les écoles au travers de l’épargne scolaire. En Languedoc-Roussillon la pratique est initiée par un instituteur de Castries dès 1839. Elle est reprise dans les années 1870 à Montpellier, Béziers, Alès, Nîmes, avant de se généraliser dans toute la région. Les actions de formation à l’éducation financière menées aujourd’hui par l’Association Finances & Pédagogie rendent compte de la pérennité de ce projet initial.

L’ancrage sur les territoires

Les Caisses d’Epargne obtiennent une reconnaissance officielle en 1835 et deviennent « établissement d’utilité publique ». Elles conserveront ce statut sui generis si particulier jusqu’à la loi de 1999 et leur transformation en banques coopératives.

Dans la foulée de cette loi, et sur l’exemple de Nîmes, les conseils municipaux de Carcassonne, Béziers, Perpignan, puis Lodève et Montpellier discutent de la création d’établissements similaires. En quelques dix ans, de 1834 à 1845, 13 Caisses d’Epargne sont fondées dans les principales villes de la région. Une seconde vague de créations – plus tardive – achève le maillage du territoire. L’ultime Caisse d’Epargne du Languedoc-Roussillon est créée à Sommières en 1902. A cette date, la région compte 28 Caisses d’Epargne. Ce maillage du territoire est parallèlement complété par la création de succursales dont le nombre s’élève à 56 en 1913. La Caisse d’Epargne invente du même coup la notion de réseau d’agences dans le domaine bancaire. Son succès ne se démentira plus.

Afin de mieux servir leur clientèle, dont le nombre va croissant, les Caisses d’Epargne du Languedoc-Roussillon embauchent peu à peu du personnel et s’implantent dans des bâtiments plus vastes. Au départ abritées dans des locaux exigus prêtés par les mairies, la plupart des Caisses de la région font construire, au début du XXe siècle, leurs propres hôtels aux frontons desquelles ornementations et statuaires font l’apologie de l’épargne. A Béziers, l’édifice monumental néo classique est qualifié de « Temple de l’épargne », à Marvejols, la bâtisse, construite «pour embellir la ville », bénéficie d’une porte d’entrée de style art nouveau.

Le financement d’œuvres d’intérêt général

Depuis 1837, les fonds du livret sont confiés à la Caisse des dépôts et consignations, qui en assure seule la gestion. Ce faisant, les Caisses d’Epargne deviennent de simples collecteurs de fonds, sans aucune initiative sur l’emploi qu’il en est fait. Elles peuvent néanmoins, à partir de 1895, utiliser une partie de leur fortune personnelle pour financer des œuvres et associations d’intérêt général. C’est ainsi que 4 Caisses d’Epargne du Languedoc-Roussillon consentent dès la fin du XIXe siècle des prêts pour la construction des habitations à bon marché (ancêtres des HLM). C’est le cas à Béziers, premier établissement de la région et 7èmeen France, à s’engager dans des programmes de constructions de logements sociaux au Pastissou. C’est également le cas à Carcassonne, Alès et Le Vigan. Les Caisses d’Epargne financent également, dans l’entre-deux-guerres, la mise en place de jardins ouvriers (comme à Nîmes et Carcassonne) et la construction de bains-douches (Le Vigan, Saint Pons, Uzès, Limoux, Sète…). Elles consentent enfin des subventions à de très nombreuses associations de proximité qui œuvrent pour le bien-être des populations locales : dons aux bureaux de bienfaisance, distributions de subsides aux indigents, aide à l’enfance, aux personnes âgées, etc..

En 1950, une loi autorise les Caisses d’Epargne à utiliser une partie de leurs fonds à des prêts aux collectivités locales et organismes de logement social. Les Caisses d’Epargne du Languedoc-Roussillon participent alors pleinement à la modernisation de leur région, grâce aux financements d’HLM, d’écoles, de maisons de retraite, de bâtiments municipaux, de ponts, ou d’importants travaux de rénovations urbaines.

La bancarisation des activités

Dans les années 1966-67, sous l’impulsion de la réforme des institutions financières, les Caisses d’Epargne sont invitées à développer de nouveaux produits et à moderniser leurs services, pour faire face à la concurrence. La palette de leurs produits s’enrichit rapidement. Dans le même temps, le nombre de salariés augmente, les ouvertures d’agences se multiplient, l’informatique s’inscrit dans le quotidien des agences, les premiers distributeurs automatiques sont installés au début des années 1980.

En 1983, les Caisses d’Epargne sont consacrées « établissements de crédit » et deviennent des banques de plein exercice. Elles peuvent désormais proposer l’ensemble des services et produits bancaires à leur clientèle et s’ouvrent, en 1987, au marché des professionnels et entreprises.

La naissance d’une grande banque régionale

Pour répondre à la diversification de leurs métiers entraînée par la libéralisation de l’environnement économique et financier et la pression de la concurrence, les Caisses d’Epargne rationalisent leur organisation. Cette rationalisation passe par des fusions successives, afin de créer des entités régionales à l’assise financière plus puissante. En Languedoc-Roussillon, les rapprochements débutent au début des années 1970, puis s’accélèrent dans les années 1980 pour aboutir à la constitution de Caisses d’Epargne de taille moyenne. À l’aube de 1990, ne subsistent plus que 7 établissements autonomes, qui fusionnent le 11 octobre 1991 pour donner naissance à la Caisse d’Epargne du Languedoc-Roussillon

La transformation en banque coopérative

En 1999, les Caisses d’Epargne adoptent le statut coopératif. Leur capital est alors ouvert aux sociétaires, par souscription de parts sociales. Aujourd'hui, elles comptent 4,8 millions de sociétaires.

Acteur bancaire régional de premier plan sur le marché des particuliers, la Caisse d'Epargne Languedoc Roussillon pérennise par ailleurs les liens qu’elle a tissé, depuis l’origine, au plus proche de son territoire, au travers des activités menées auprès des « décideurs en régions », comme au travers des actions d’engagement sociétal qu’elle engage chaque année (microfinance et philanthropie).

 

 
                

Voir également

Son fonctionnement

La marque Caisse d’Epargne, c’est un réseau de 15 banques régionales indépendantes fédéré par une fédération nationale (la FNCE) et encadré par un organe central (BPCE). Chaque Caisse d’Epargne régionale est dirigée par un directoire sous le contrôle d'un conseil d'orientation et de surveillance (COS).

> Lire la suite

Sa dimension coopérative

Proximité, enracinement local : la Caisse d’Epargne compte parmi les premières banques de sa région. Avec une offre complète en bancassurance, elle accompagne dans leurs projets l’ensemble des acteurs économiques qu’ils soient particuliers, professionnels, entreprises, associations, collectivités locales…

> Lire la suite

Ses données clés

La Caisse d'Epargne est un acteur de référence auprès des clients particuliers etprofessionnels. Elle sert 21 millions de clients dans plus de 4 100 agences Elle est la seule grande banque française à rémunérer les dépôts à vue de tous ses clients détenant un forfait de services.

> Lire la suite