societaires.caisse-epargne.fr - Son histoire

Son histoire

C’est à Saint-Etienne, le 21 juillet 1833, qu’est fondée la première Caisse d’Epargne de la région Loire Drome Ardèche.

Grâce à la nouvelle institution, les fondateurs souhaitent contrer les risques nés de l’essor de l’ère industrielle et notamment le paupérisme qu’il engendre. Ils entendent offrir au plus grand nombre les moyens de bien utiliser son argent et de s’émanciper de toute dépendance matérielle. À une époque où il n’existe aucun organisme de dépôts ouvert à tous, ils destinent la nouvelle institution aux travailleurs modestes, comblant ainsi un manque dans le paysage économique français. La création de la Caisse d’Epargne marque l’avènement de la démocratisation financière. Instrument de lutte contre la pauvreté, la Caisse d’Epargne est un moyen de moralisation des « classes populaires » aux yeux de ses administrateurs.


La pédagogie de l’argent

Le projet est aussi de nature pédagogique. Pour changer l’homme, il faut l’éduquer. L’éducation à l’épargne et l’alphabétisation monétaire constituent des éléments clefs de leur projet. Pour ce faire, les fondateurs des Caisses d’Epargne créent un instrument financier novateur, ouvert à tous sans exclusive d’âge ni de sexe (il est accessible aux femmes et aux enfants mineurs), très simple d’utilisation et portant intérêt : le livret. L’apprentissage à l’épargne, dispensé dans les écoles au travers de l’épargne scolaire, les actions de formation à l’éducation financière menées aujourd’hui par l’Association Finances & Pédagogie, rendent compte de la pérennité de ce projet initial.


L’ancrage sur les territoires

Les Caisses d’Epargne obtiennent une reconnaissance officielle en 1835 et deviennent « établissement d’utilité publique ». Elles conserveront ce statut sui generis si particulier jusqu’à la loi de 1999 et leur transformation en banques coopératives.

Dans la foulée [CDB1] de cette première loi, plusieurs Caisses d’Epargne voient rapidement le jour en Loire Drome Ardèche, comme sur l’ensemble de l’hexagone, la plupart sous statut municipal, leur création étant en effet encouragée par les instances gouvernementales et préfectorales : 9 Caisses d’Epargne sont ainsi ouvertes dans la région de 1835 à 1838. Les créations s’égrainent jusqu’en 1880, date à laquelle 20 établissements fonctionnent sur le territoire. Ce maillage est complété par la création de succursales, notamment en milieu rural, puis à partir de 1955 par la mise en service de cars succursales. La Caisse d’Epargne invente du même coup la notion de réseau d’agences dans le domaine bancaire. Son succès ne se démentira plus.

Afin de mieux servir leur clientèle, dont le nombre va croissant, les Caisses d’Epargne de Loire Drome Ardèche embauchent peu à peu du personnel et, au départ abritées dans des locaux exigus prêtés par les mairies, s’implantent dans des bâtiments plus vastes. Ainsi celle de Saint-Etienne occupe le rez-de-chaussée de l’hôtel de ville pendant 40 ans, avant de faire édifier son propre édifice. De même qu’à Valence, à Montbrison, la Caisse d’Epargne abandonne les locaux municipaux pour un grand bâtiment de style néoclassique,


Le financement d’œuvres d’intérêt général

Depuis 1837, les fonds du livret sont confiés à la Caisse des dépôts et consignations, qui en assure seule la gestion. Ce faisant, les Caisses d’Epargne deviennent de simples collecteurs de fonds, sans aucune initiative sur l’emploi qu’il en est fait. Elles peuvent néanmoins, à partir de 1895, utiliser une partie de leur fortune personnelle pour financer des œuvres et associations d’intérêt général. C’est ainsi que de nombreuses Caisses d’Epargne consentent dès la fin du XIXe siècle des prêts pour la construction des habitations à bon marché (ancêtres des HLM). Elles financent également, dans l’entre-deux-guerres, la mise en place de jardins ouvriers et la construction de bains-douches. Elles consentent enfin des subventions à de très nombreuses associations de proximité qui œuvrent pour le bien-être des populations locales : dons aux bureaux de bienfaisance, aux hospices de nuit, distributions de subsides aux chômeurs de la ville, aides pour la protection maternelle et infantile, etc..

En 1950, une loi autorise les Caisses d’Epargne à utiliser une partie de leurs fonds à des prêts aux collectivités locales et organismes de logement social. Les Caisses d’Epargne de Loire Drôme Ardèche participent alors pleinement à la modernisation de leur région, grâce aux financements pour la construction d’HLM, d’écoles, de maisons de retraite, d’infrastructures culturelles et sportives, de bâtiments municipaux, de transports publics, d’ouvrages d’art, de travaux de voiries et d’assainissement…


La bancarisation des activités

Dans les années 1966-67, sous l’impulsion de la réforme des institutions financières, les Caisses d’Epargne sont invitées à développer de nouveaux produits et à moderniser leurs services, pour faire face à la concurrence. La palette de leurs produits s’enrichit rapidement. Dans le même temps, le nombre de salariés augmente, les ouvertures d’agences se multiplient, l’informatique s’inscrit dans le quotidien des agences, les premiers distributeurs automatiques sont installés au début des années 1980.

En 1983, les Caisses d’Epargne sont consacrées « établissements de crédit » et deviennent des banques de plein exercice. Elles peuvent désormais proposer l’ensemble des services et produits bancaires à leur clientèle et s’ouvrent, en 1987, au marché des professionnels et entreprises.


La naissance d’une grande banque régionale

Pour répondre à la diversification de leurs métiers entraînée par la libéralisation de l’environnement économique et financier et la pression de la concurrence, les Caisses d’Epargne rationalisent leur organisation. Cette rationalisation passe par des fusions successives, afin de créer des entités régionales à l’assise financière plus puissante. Les regroupements débutent en Loire Drôme Ardèche en 1979 avec le rapprochement des Caisses d’Epargne de Dieulefit et Montélimar. Ils se multiplient dans les années 1980. À l’aube de 1990, on ne compte plus que 7 Caisses d’Epargne autonomes. Suite à une grande reconfiguration nationale, la Caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche voit le jour le 11 octobre 1991. La nouvelle entité s’installe alors dans les anciens locaux de Manufrance.


La transformation en banque coopérative

En 1999, les Caisses d’Epargne adoptent le statut coopératif. Leur capital est alors ouvert aux sociétaires, par souscription de parts sociales. Aujourd'hui, elles ont plus de 4 millions de sociétaires.

Acteur bancaire régional de premier plan sur le marché des particuliers, la Caisse d’Epargne de la région Loire Drome Ardèche pérennise par ailleurs les liens qu’elle a tissé, depuis l’origine, au plus proche de son territoire, au travers des activités menées auprès des « décideurs en régions », comme au travers des actions d’engagement sociétal qu’elle engage chaque année (microfinance et philanthropie).

 
                

Voir également

Son fonctionnement

La marque Caisse d’Epargne, c’est un réseau de 15 banques régionales indépendantes fédéré par une fédération nationale (la FNCE) et encadré par un organe central (BPCE). Chaque Caisse d’Epargne régionale est dirigée par un directoire sous le contrôle d'un conseil d'orientation et de surveillance (COS).

> Lire la suite

Sa dimension coopérative

Proximité, enracinement local : la Caisse d’Epargne compte parmi les premières banques de sa région. Avec une offre complète en bancassurance, elle accompagne dans leurs projets l’ensemble des acteurs économiques qu’ils soient particuliers, professionnels, entreprises, associations, collectivités locales…

> Lire la suite

Ses données clés

La Caisse d'Epargne est un acteur de référence auprès des clients particuliers etprofessionnels. Elle sert 26 millions de clients dans plus de 4 200 agences.

> Lire la suite