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Son histoire

C’est à Toulouse, le 14 mars 1829, que la première Caisse d’Epargne de la région Midi-Pyrénées voit le jour. Parmi ces quatre-vingt cinq fondateurs, on trouve les plus hautes autorités civiles, religieuses et militaires locales : entre autres, le président de la cour royale, celui du tribunal de première instance, le receveur des finances, le commandant de la 10ème division militaire, etc.

Grâce à la nouvelle institution, les fondateurs souhaitent contrer les risques nés de l’essor de l’ère industrielle et notamment le paupérisme qu’il engendre. Ils entendent offrir au plus grand nombre les moyens de bien utiliser son argent et de s’émanciper de toute dépendance matérielle. À une époque où il n’existe aucun organisme de dépôts ouvert à tous, ils destinent la nouvelle institution aux travailleurs modestes, comblant ainsi un manque dans le paysage économique français. La création de la Caisse d’Epargne marque l’avènement de la démocratisation financière. Instrument de lutte contre la pauvreté, la Caisse d’Epargne est un moyen de moralisation des « classes populaires » aux yeux de ses administrateurs.

En raison de la révolution de 1830, le nouvel établissement n’ouvre ses portes que le 20 mai 1832, dans un local situé au rez-de-chaussée de l’hôtel de la bourse. Les débuts sont fort modestes : 16 déposants à fin décembre 1832, 126 à fin 1834. L’institution a peine à se populariser. Prenant exemple sur son homologue biterroise, qui a, quant à elle, connu un succès rapide, la Caisse d’Epargne de Toulouse décide de distribuer auprès de la publication des opuscules publicitaires pour vanter ses mérites… Avec succès… Les dépôts iront désormais croissants.

La pédagogie de l’argent

Car le projet de la Caisse d’Epargne est aussi de nature pédagogique. Pour changer l’homme, il faut l’éduquer. L’éducation à l’épargneet l’alphabétisation monétaire constituent des éléments clefs de leur projet. Pour ce faire, les fondateurs des Caisses d’Epargne créent un instrument financier novateur, ouvert à tous sans exclusive d’âge ni de sexe (il est accessible aux femmes et aux enfants mineurs), très simple d’utilisation et portant intérêt : le livret. L’apprentissage à l’épargne, dispensé dans les écoles au travers de l’épargne scolaire, les actions de formation à l’éducation financière menées aujourd’hui par l’Association Finances & Pédagogie, rendent compte de la pérennité de ce projet initial.

L’ancrage sur les territoires

Les Caisses d’Epargne obtiennent une reconnaissance officielle en 1835 et deviennent « établissement d’utilité publique ». Elles conserveront ce statut sui generis si particulier jusqu’à la loi de 1999 et leur transformation en banques coopératives.

Dans la foulée de cette première loi, plusieurs Caisses d’Epargne voient rapidement le jour en Midi-Pyrénées, comme sur l’ensemble de l’hexagone, la plupart sous statut municipal, leur création étant en effet encouragée par les instances gouvernementales et préfectorales : 13 Caisses d’Epargne sont ainsi ouvertes dans la région entre 1835 et 1838 ; 20 autres voient le jour dans les trois décennies qui suivent. Les créations s’égrainent jusqu’en 1921 (Caisse d’Epargne de Saint-Céré), date à laquelle 36 établissements fonctionnent sur le territoire. Ce maillage est complété par la création de succursales, notamment en milieu rural, puis à partir de 1955 par la mise en service de cars succursales. La Caisse d’Epargne invente du même coup la notion de réseau d’agences dans le domaine bancaire. Son succès ne se démentira plus.

Afin de mieux servir leur clientèle, dont le nombre va croissant, les Caisses d’Epargne de Midi-Pyrénées embauchent peu à peu du personnel et, au départ abritées dans des locaux exigus prêtés par les mairies, s’implantent dans des bâtiments plus vastes qu’elles font construire à leur usage, comme à Toulouse, Foix, Albi, Montauban, Castres, Gaillac ou Graulhet.

Le financement d’œuvres d’intérêt général

Depuis 1837, les fonds du livret sont confiés à la Caisse des dépôts et consignations, qui en assure seule la gestion. Ce faisant, les Caisses d’Epargne deviennent de simples collecteurs de fonds, sans aucune initiative sur l’emploi qu’il en est fait. Elles peuvent néanmoins, à partir de 1895, utiliser une partie de leur fortune personnelle pour financer des œuvres et associations d’intérêt général. C’est ainsi que de nombreuses Caisses d’Epargne consentent dès la fin du XIXe siècle des prêts pour la construction des habitations à bon marché (ancêtres des HLM). Ainsi, celle de Tarbes accorde, dès 1905, un premier prêt de 24000 francs à la société d’habitation à bon marché l’Université populaire et celle de Rodez acquière des terrains destinés à l’édification de maisons ouvrières. Les Caisses d’Epargne financent également, dans l’entre-deux-guerres, la mise en place de jardins ouvriers et la construction de bains-douches, comme à Tarbes où, en 1907, le Conseil de l’établissement décide la réalisation de douze cabines de douches pour un montant de 36000 francs. Elles consentent enfin des subventions à de très nombreuses associations de proximité qui œuvrent pour le bien-être des populations locales : dons aux bureaux de bienfaisance, aux hospices de nuit, distributions de subsides aux chômeurs de la ville, aides pour la protection maternelle et infantile, etc..

En 1950, une loi autorise les Caisses d’Epargne à utiliser une partie de leurs fonds à des prêts aux collectivités locales et organismes de logement social. Les Caisses d’Epargne de Midi-Pyrénées participent alors pleinement à la modernisation de leur région, grâce aux financements pour la construction d’HLM, d’écoles, de maisons de retraite, d’infrastructures culturelles et sportives, de bâtiments municipaux, de transports publics, d’ouvrages d’art, de travaux de voiries et d’assainissement… Dès après le vote de la loi, la Caisse d’Epargne de Toulouse consent déjà 77 prêts pour un montant de plus d’un milliard, celle d’Albi 234 millions de crédits.

La bancarisation des activités

Dans les années 1966-67, sous l’impulsion de la réforme des institutions financières, les Caisses d’Epargne sont invitées à développer de nouveaux produits et à moderniser leurs services, pour faire face à la concurrence. La palette de leurs produits s’enrichit rapidement. Dans le même temps, le nombre de salariés augmente, les ouvertures d’agences se multiplient, l’informatique s’inscrit dans le quotidien des agences, les premiers distributeurs automatiques sont installés au début des années 1980.

En 1983, les Caisses d’Epargne sont consacrées « établissements de crédit » et deviennent des banques de plein exercice. Elles peuvent désormais proposer l’ensemble des services et produits bancaires à leur clientèle et s’ouvrent, en 1987, au marché des professionnels et entreprises.

La naissance d’une grande banque régionale

Pour répondre à la diversification de leurs métiers entraînée par la libéralisation de l’environnement économique et financier et la pression de la concurrence, les Caisses d’Epargne rationalisent leur organisation. Cette rationalisation passe par des fusions successives, afin de créer des entités régionales à l’assise financière plus puissante. Les regroupements débutent en Midi-Pyrénées dès 1968. En quelques dix ans leur nombre est ramené de 36 à 30. Les fusions se multiplient dans les années 1980. À l’aube de 1990, on ne compte plus que 12 Caisses d’Epargne autonomes dans la région. Suite à une grande reconfiguration nationale, la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées voit le jour le 30 septembre 1991.

La transformation en banque coopérative

En 1999, les Caisses d’Epargne adoptent le statut coopératif. Leur capital est alors ouvert aux sociétaires, par souscription de parts sociales. Aujourd'hui, elles ont plus de 4 millions de sociétaires.

Acteur bancaire régional de premier plan sur le marché des particuliers, la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées pérennise les liens qu’elle a tissé, depuis l’origine, au plus proche de son territoire, au travers des activités menées auprès des « décideurs en régions », comme au travers des actions d’engagement sociétal qu’elle engage chaque année (microfinance et philanthropie).

 
                

Voir également

Son fonctionnement

La marque Caisse d’Epargne, c’est un réseau de 15 banques régionales indépendantes fédéré par une fédération nationale (la FNCE) et encadré par un organe central (BPCE). Chaque Caisse d’Epargne régionale est dirigée par un directoire sous le contrôle d'un conseil d'orientation et de surveillance (COS).

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Sa dimension coopérative

Proximité, enracinement local : la Caisse d’Epargne compte parmi les premières banques de sa région. Avec une offre complète en bancassurance, elle accompagne dans leurs projets l’ensemble des acteurs économiques qu’ils soient particuliers, professionnels, entreprises, associations, collectivités locales…

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Ses données clés

 

 

La Caisse d'Epargne est un acteur de référence auprès des clients particuliers etprofessionnels. Elle sert 27 millions de clients dans plus de 4 200 agences Elle est la seule grande banque française à rémunérer les dépôts à vue de tous ses clients détenant un forfait de services.

 

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